Un petit air de roman !
J'aime écrire,ce n'est plus un secret pour vous et parfois je me lance dans des petites histoires absurdes que, jusqu'à présent je n'écrivais que pour mes cahiers et mes tiroirs. Alors je vous livre ce texte aujourd'hui en espèrant vous amuser !
Le drame du "nègre" et de la fin des romans à l'eau de rose !
Dans un geste plein d'une désinvolture charmante, Charlène, jeta son magazine sur la table du café tandis que Jacques, joignant le geste à la parole, l'interpela en se levant « -Mademoiselle ? »
Bon là c'est le trou noir, je n'ai plus aucune idée, il ne sera pas dit que je sècherai dans une scène de rencontre ultra banale de mon énième opus de la série « Amour à la française »de la collection Pinocchio .
Gagner sa vie en écrivant des kilomètres de guimauve n'est pas toujours une sinécure et je vais finir diabétique !
De toutes les façons, Charlène et Jacques, tout le monde sait déjà ce qui va leur arriver. Après quelques déambulations dans les hauts lieux du Paris touristique, voir une visite au musée (un arrêt main dans la main devant la Joconde fait toujours son petit effet). Ils se perdront, ne pourront s'oublier. Puis quelques mois plus tard au hasard d'un festival se recroiseront, et les yeux enfin ouverts sur leur amour, s'uniront au clair de lune dans un Paris illuminé !( c'est à ce moment là que les lectrices sortent leur mouchoir et que j'ai gagné mon argent)
Rien de nouveau, je vous dis ! Je peux écrire les dialogues en faisant la cuisine, sous la douche, en faisant mes comptes et même pendant une conversation téléphonique !
De toutes les façons je ne suis qu'un nègre, enfin une négresse dans mon cas, mon nom n'apparait nulle part et ce roman sera signé « Clothilde de Nerac » ou « Angélique Papadoulos »!
Qu'ils aillent au diable ces amoureux, je vais faire de leur croisière en bateau mouche sur la seine l'épopée du Titanic. A la place de l'iceberg, un énorme trente huit tonnes et le tour est joué. La tour infernale pendant leur ascension de la tour Eiffel, une prise d'otages sanglante aux Galeries Lafayette et un tueur en série dans les jardins du Luxembourg déguisé en nain de jardin !
Ça va saigner dans la collection Pinocchio ! Les couvertures ne seront plus rose layette mais rouge sang !
Jacques eut du mal à se relever, il ne voyait plus, n'entendait plus. Était il seulement encore en vie ? La déflagration avait été si forte. Ses mains ? Il voyait ses mains, elles étaient rouge de sang, poisseuses, elles tremblaient. Et ce son ténu, ce gémissement. Qui pleurait ? Lui, c'était lui. Peu à peu il reprenait pied dans la réalité,son nom, quelqu'un murmurait son nom. Le bruit, lui qui jusque là était dans le silence se trouvait au milieu d'un vacarme sans fin, des sirènes, des cris, des ordres. Soudain, une pensée, où était elle? Où était Charlène?......
Vive le sang et à bas les violons !