L'armée furieuse de Fred Vargas
Ce matin, je ne suis pas là !
Ne me demandez pas de nettoyer mes vitres, de passer l'aspirateur, de cuisiner, faire des courses, m'habiller, me laver, me coiffer.....vivre. Je ne peux que lire !
Mon esprit est uniquement préoccupé d'une seule chose, poser mes yeux sur un mot, puis un autre, former des phrases, les laisser rouler sur ma langue, les savourer, les avaler.
Hier j'ai entamé la lecture du dernier roman de Fred Vargas. Mon mari ne travaillait pas et j'ai rechigné devant sa proposition de sortir, de me promener et...de m'éloigner de mon trésor. Je l'ai fait. Mais aucune force n'aurait pu me soustraire, ce matin, à ces pages qui m'appelaient sans fin. J'aurai pu me déclarer malade, me cacher des heures au fond de mon lit, à ma table de cuisine....Ce que j'ai fait.
De café en café, de carrés de chocolat en verres d'eau, j'ai vécu les quatre heures qui me séparaient du retour de monsieur Chéri et de son besoin obsessionnel de manger un repas chaud (pfouuuuuuuu !) avec le commissaire Adamsberg, un pigeon malade, un fils peu connu, un village normand, une armée furieuse jaillie du Moyen äge, une comtesse au cigare de cuba et au cognac hors d'âge, une brigade d'hommes aux talents étranges et des meurtres issus d'une lointaine et terrible légende.
Je ne vous relaterai pas le pitch de ce merveilleux et précieux petit ouvrage (trop court, toujours trop court) publié aux éditions "Viviane Hamy" dans la collection "Chemins nocturnes". Fièrement habillé de noir il renferme quelques heures à nulles autres pareilles (je suis une fan, vous vous en êtes aperçus ?). Si vous êtes curieux je vous mets la critique de télérama, cliquez ici
Trop vite, j'ai lu les dernières lignes, et ai refermé mon livre. Une de mes amies l'attend et avec elle je pourrai en parler et faire revivre la magie. Nul doute que je reprendrai bientôt les oeuvres de Madame Vargas et que je repartirai avec son petit héros béarnais, mutique, éparpillé, génial autant que fragile, parfois irritant et faible.
Pitié ne me dites pas que je devrai attendre à nouveau trois ans avant de retrouver le bonheur !