Une folle après midi chez les suédois
Je m'empresse de raconter ici la dernière épopée shoppinguesque que j'ai mené en compagnie de mon amie Marie-Claire et de sa fille Marie avant que des rumeurs, des racontars, des fausses nouvelles ne viennent aux oreilles de ma famille éplorée !
Je sais qu'il est dur de supporter en permanance la vie avec la soeur de Gaston Lagaffe mais quand celle ci est accompagnée par celle du professeur Tournesol (oui, oui, c'est bien de toi que je cause MC !), les virées shopping peuvent tourner au cauchemar et les participants mourir.....de rire !
Tout démarre d'un bon sentiment : accompagner Marie dans sa recherche d'éléments de déco qui manquent encore (cruellement) à son bonheur dans son très joli appartement parisien ! (arrête de nous snober maintenant !)
En femmes responsables nous soupesons le pour et le contre face à des tapis de bains ronds, en couleur, hippies, des lampes en papier carrées, rondes, hautes, basses, opaques, moins opaques, des miroirs, à poser, à coller, sur pieds.....des lits, des canapés, des........et là c'est le drame ! Je commence à être prise d'une crise de folie Dominicaine je saute sur les lits pour les tester (genre debout ! Hop : couché) ça peut surprendre ! Je teste les fauteuils, les canapés, je sens les bougies......vite elles m'entrainent hors de ce premier magasin et nous faisons route vers Ikéa pour ne pas le nommer !

Et là je fais une rechute ! MC me rejoint dans mon délire, elle m'attrape par la main pour pénétrer dans les toilettes des dames où un petit dessin montre une maman tenant sa fille et lui disant :"Maman t'accompagne", slogan tout de suite repris par ma complice en bêtise au grand désarroi d'une mère responsable qui nous toise de tout son courroux !
Nous prenons le chemin du petit poucet et découvrons toutes ces fausses pièces qui nous ravissent. Rien ne nous arrêtera, surtout pas Marie à qui nous montrons les fameux miroirs autocollants qu'elle convoite tant ! Ils sont vendus en lots de quatre et nous la laissons les prendre. Peu de temps après, elle se plaint du poids et se lamente sur la difficulté de ramener ces objets en train vers la capitale (en même temps elle traîne un de ces énormes sacs jaunes débordant d'éléments indispensables qui vont aller rejoindre ceux déjà achetés chez Fly) et nous nous apercevons qu'elle porte dans les bras quatre paquets de miroir ...de quoi tapisser un mur entier ! Ahahahah.....
Je cède moi aussi devant les sirènes de cet enf...de monsieur Ikéa qui connait trop bien les femmes et qui a parsemé son horrible (mais j'adore) magasin de toutes sortes de petits objets, de petites déco au prix ridiculeusement ridicule qui nous appellent avec leur voix douce.....Achète-moi, je suis les bougies parfumées "krisprolls" et je ne coûte presque rien, grâce à moi ton intérieur sentira bon et tu mourras jeune d'un cancer car je renferme des tonnes de parafine extrêmement nocive pour ta santé....ahahhahahah......Je finis par, moi aussi, porter le lourd fardeau jaune de la honte ! Oui, j'ai flanché ! Oui je vais ramener ces verres minuscules qui me serviront une fois par an à servir de la sauce au caramel avec mon café gourmand, et ce plaid si doux, ces draps, ces roses et ces gobelets en papier aux couleurs de Noël (Domi on est le 27 octobre !)

Arrivée devant les caisses, je finis en beauté par renverser le contenu entier de mon chargement dans un chariot métallique prévu pour rendre les sacs ! Mon voisin me fait remarquer qu'ordinairement on les vide avant de les y jeter ! Ahahaha, encore un qui a fait l'école du rire...C'est le moment fatidique où je regarde mes articles étalés sur le tapis roulant, j'attends mon tour et systématiquement je décide de laisser un ou deux objets....C'est je crois ma façon de me dédouaner et hier je n'ai pas failli à cette règle. J'ai royalement abandonné sur mon chemin les trois roses en tissu et les gobelets de papier (10 bons euros l'ensemble) et soulagée par ce courage j'ai payé mes autres achats le front haut et le coeur fier !
MC ? C'est quand qu'on y retourne pour les cadeaux de Noël ?
