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Une semaine que je ne suis pas venue vous divertir de mes divagations.
Pas de coups de gueule après les tuyaux d'aspirateurs (et pourtant je viens de me retrouver avec deux de ces saletés de gros serpents cassés au ras du pistolet ! Je ne vous raconte pas la galère pour sortir ce truc sensé se dévisser de son logement, pour le couper, sachant que l'un des deux avait été judicieusement renforcé par un fabricant consciencieux de fil de fer, puis pour le réintroduire en tournant, pestant, forçant, vissant, enfonçant, râlant et, finalement, scotchant à grands renforts de bande autocollante spéciale gros travaux le récalcitrant au ras du bec en plastique dur sensé l'accueillir !).
Non, je ne vous en parlerai pas, je préfère souffrir en silence et garder secrètes les blessures d'une femme entièrement dévouée à son intérieur, à son mari et au bien être de son fils ! Sortez les violons !
Même pas vrai, (tais toi Sylvie, je t'entends...),d'accord, d'accord, je corrige : pas tout à fait vrai !
Mais si cette semaine je vous ai abandonné c'est pour partir quelques jours en camping comme chaque année depuis plus de dix ans. Toujours avec les mêmes amis, toujours au même endroit, toujours avec les mêmes rituels.
Nous descendons à Saint Jean de Monts (oui, oui, je vous assure, les nantais descendent en Vendée et montent à Paris !). Nous sommes de fidèles clients d'une société nommée Siblu. Forts de leur longue expérience en matière de Mobilhome, nous sommes sûrs d'y trouver des bungallows d'une qualité bien supérieure à ceux que l'on nous proposerait dans un autre établissement. Bien avant leurs conccurrents, ils ont développé l'hôtellerie de plein air et m'ont permis de concilier mon amour du camping à la papa avec un compagnon non initié au plaisir obscur des nuits à la dure, des toiles de tente à monter à grands renforts de maquereaux et de sardines, des toilettes publiques et des cuissons aléatoires sur campings gaz !
Chargés comme pour une traversée du désert sans ravitaillement, le coffre plein à craquer de taboulés, de houmous, namouras, pitas, mouttabal, kibbés, kaftas, brochettes, merguez et autres merveilles de la cuisine libanaise, agrémentés de petits trésors sensés accompagner quelques apéros bien français (toujours cette double casquette !), des sacs de produits d'entretien, de consommation courante, de linge de lit, de vêtements de soleil, de pluie, de baignade.....Nous quittons Nantes et déposons nos valises à une grosse heure de chez nous.
Nous mangeons, nous nous visitons, nous nous réunissons, nous allons à la piscine, au casino, au marché. Nous marchons, nous jouons aux cartes jusqu'à des heures indues, retrouvons nos petites chambres et ces lits qui ne nous aiment pas (et nous non plus !). Quelques jours de break, de bonheur et de bonne humeur.
Il m'a fallu trois jours pour reprendre le cours de ma vie. Ranger le linge, les sacs, laver, repasser.....Je déteste parfois tenir plus de la fourmi que de la cigale et ne pas pouvoir chanter sans regarder le travail qui me nargue et m'attend !
Je suis de retour et je vous laisse.....Les courses du jeudi m'attendent !