Paris sous la pluie, Angleterre en folie : Tamara Drewe

Publié le par Domi

Tamara-Drewe-214 juillet, les orages grondent dans le ciel parisien et des trombes d'eau s'abattent sur nos pauvres têtes de provinciaux. Nous marchons résolument de bâches en bâches, de nuages en éclaircies, jusqu'au studio de notre parisienne perso. Le chaos ! Sous nos yeux ébahis, un amoncellement de sacs, de cartons et au milieu deux épaves aux prises avec le montage d'une armoire. Vous savez, ce truc où, sur la notice rédigée par un"ingénieux"chinois, il est écrit que vous devez y passer 40 minutes !

 

Trois heures plus tard, nous redressons victorieusement le résultat de nos efforts, non sans casser un de ses pieds, si péniblement montés, contre le mur et les coups de tonnerre saluent la fin de notre travail. Un détour chez le traiteur chinois d'à côté et ses horaires si flexibles, et nous voici en route, tels des zazis modernes dans le métro, vers une salle de cinéma et son attrait certain les jours de pluie.

 

A l'affiche le dernier Stephen Frears :Tamara Drewe. Inspiré du roman graphique de Posy Simmonds, il nous plonge dans l'univers faussement buccolique d'un charmant village anglais. On y trouve un cottage, ou plutôt une ferme dédiée aux plaisirs de la nourriture simple, pour ce qui est de la terrestre, et aux plaisirs plus relevés de l'esprit. On découvre peu à peu ce repaire pour écrivains, plus ou moins râtés, venus chercher dans cette retraite l'inspiration et les conseils avisés du"maître"des lieux auteur de polar à succès.

 

Revient alors, auréolée de la gloire du journalisme people, une jeune femme du pays, au nez refait (détail ô combien important) et à la plastique à faire chavirer tous les hommes ! Tamara fait voler en éclat les apparences, sortant avec une star des charts, réveillant des passions anciennes et déchaînant les foudres irrésistibles de deux pestes adolescentes mourant d'ennui !

 

C'est un florilège de personnages : l'écrivain vieillissant imbu de lui même et accumulant les conquêtes extra conjugales, l'épouse cuisinière et vestale soumise, le prof américain aux prises avec une biographie élitiste, les apprentis auteurs courant après le secret de la publication, le bel homme à tout faire (que l'on se ferait bien !), les deus ex machina : teen agers rebelles perpétuellement accoutrées de leur uniforme scolaire................On rit durant deux heures, c'est féroce, tendre.........si anglais !

 

N'attendez pas le prochain orage pour y courir, c'est un petit bijou dans un écrin de verdure et de troupeaux de vaches !


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Publié dans cinéma

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A
<br /> <br /> C'est vrai, que c'est un  petit bijoux ce film!<br /> <br /> <br /> On s'ennui pas un seul instant!<br /> <br /> <br /> Un film a voir absolument!<br /> <br /> <br /> <br />
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