A Thor ou à raison
Petites réflexions post visionnage de film :
-Je suis une spécialiste des critiques pré-séance de cinéma et en particulier de celles où on ne traite ni du pitch, ni des acteurs et encore moins du réalisateur.....un concept en soi. Pour me faire pardonner je reviens ce matin vous parler de Thor.

Thor est grand, Thor est blond, Thor est fort (à ne pas confondre avec doryphore.....lamentable, sorry). Il vit sur une planète dorée, kitchissime à souhait, où les tours se dressent vers le ciel, où des gardiens des portes, aux yeux chelous, utilisent une grande épée en guise de clé, où une adolescence dure, grosso modo, un bon millier d'années (je vous ai fait le calcul à la louche) et où on a droit à des vêtements normaux uniquement quand on a été banni et déchu par son roi, sinon on descend sur terre en guerrier nordique !
Kenneth Branagh a réussi à nous concocter un héros shakespearien à grand coups d'excès de confiance, de doute, de désobéissance, de trahison, et de vengeance.....La trame est classique : un père vieillissant, deux frères apparemment unis. L'héritier naturel est l'objet d'un complot et le second tisse une toile pour accéder, non au pouvoir comme on le soupçonne tout d'abord, mais bien plutôt à l'amour de ce père tant admiré. Il veut supplanter dans le coeur de son géniteur la place de son frère aimé et haï tour à tour. Il fomente une guerre, se laisse tenter par le côté obscur de son ascendance qui, quand il la découvre renforce son dégoût de lui même. Il ne faut pas chercher dans ce film de super héros du Bergman, mais le méchant connait des doutes, et parvient à nous toucher, tant ses actions se teintent éperdumment de recherche d'amour. Le héros finit comme il se doit en pourfendeur des monstres et en sauveur des faibles mais il passe par des périodes d'autosatisfaction qui mériteraient bien quelques baffes ! La petite Nathalie Portman a fort à faire pour exister dans ce blockbuster mais est finalement assez crédible (bien que trop jeune si l'on se réfère à ce qu'elle est sensée avoir fait) en scientifique passionnée et éperdumment amoureuse de son chevalier !

Total des courses : un bon moment de cinéma où l'on ne s'ennuie pas une semaine ( j'écris des conneries des fois ! vive la relecture....pas une seconde). Le seul bémol est l'utilisation de la 3D qui finalement n'apporte pas beaucoup plus qu'une profondeur de champ et une consistance qui n'est pas essentielle. La seule et unique réussite de la 3D lors de cette séance est la pub oasis et cette mûre géante qui nous fonce dessus entrainée par une baguette de sourcier dont je suis fan absolue et la tête de mon mari et de moi même affublés de ces excroissances à la Men in black (moment de fou rire assuré).
PS : je remarque que je ne vous ai pas parlé du marteau, du gros, très gros marteau.....personnage à part entière ni des grosses pincées d'humour qui parsèment les scènes.
