Nouvel épisode (human milk 8)
-Mais quelle conne !
On ne la reprendrait pas de sitôt à faire assaut de politesse ! Mais qu’est ce qui lui avait pris de monter voir ce goujat, ce malappris, ce poseur ! « Nous nous verrons demain ! » Il avait été élevé à la cour de Versailles ? Il était né un balai dans le cul ?
En réintégrant son petit appartement Philomène claqua, une nouvelle fois, cela devenait une sale habitude, sa porte derrière elle. Elle fulminait. Comme si elle était folle et qu’elle ne savait pas qu’il était juste derrière la porte quand elle lui avait parlé, et après sa réponse, elle l’entendait bien qui attendait son départ. A sa voix, il ne devait pas être seul, un homme qui parlait comme ça, devait être en train de faire, ou plutôt de se faire faire quelques mignardises en galante compagnie ! A moins, que le gros dégueu, soit en train de se faire ça tout seul ! Beuuuuuuurrrrrkkkkkk !!!!!!! A la pensée de ce qui se passait peut être de l’autre côté de cette porte qu’elle avait frappé elle fit une horrible grimace, puis se mit à rire. Son imagination lui jouait encore des tours et cet espèce de mal embouché semblait si coincé qu’il n’avait seulement pas du avoir le courage de lui parler une nouvelle fois. Tant pis pour lui, elle lui avait apporté une fournée de cookies qu’elle venait de confectionner pour le remercier de son intervention. Grâce à lui, elle n’avait pas à faire refaire ses papiers ni à devoir expliquer une nouvelle fois à son proprio qu’elle avait perdu ses clés et qu’il devait lui donner un double ! Et bien les gâteaux ne seraient pas perdus pour tout le monde. Elle avait bien mérité un peu de réconfort. Après tout c’était elle qui avait été agressé et elle allait de ce pas voir madame Lopez pour lui raconter ses mésaventures, partager ses cookies et trouver une oreille amie qui allait la prendre en pitié et la couvrir de paroles de réconfort et de baisers. Elle dévala les escaliers jusqu’à la loge en se disant une fois de plus combien elle était chanceuse d’avoir comme concierge une femme merveilleuse, au grand cœur et qui avec Marcel était une de ses meilleures amies.
Deux heures plus tard, elle remontait chez elle, le moral beaucoup plus haut. Loin d’elle, les bassesses de Miss Suzy, ses flops avec le beau Viktor et ses doutes quand à son avenirs. Madame Lopez lui avait enfoncé dans le crâne à grands coups de petits verres d’une liqueur dont le nom lui échappait, combien elle était une jeune femme pleine de promesses et qui irait loin ! Pour l’instant rejoindre son appartement lui semblait un but déjà très éloigné ! Elle avait abusé de cette boisson qui se buvait comme du petit lait mais vous coupait les jambes !
Elle avait retrouvé son nid, s’était brossée les dents et lavé le bout du nez en chantant (un autre effet secondaire de la potion magique de sa concierge ?), enfilé une nuisette propre, et couchée. Son lit semblait tanguer, un roulis marin qui n’était pas trop désagréable. Aux dires de Consuella, son breuvage ne faisait pas mal à la tête le lendemain. Et bien, elle verrait bien, il était trop tard pour se préoccuper de cela. Elle ferma les yeux, se laissant bercer par le mouvement et s’endormit.