Je reparlerai dans 122 jours

Publié le par Domi

Pardonnez-moi mes apparitions épisodiques sur ce blog.

 

L'été, les weekends entre amis, les visites, un rythme de vie plus olé olé sont  les marques de cette période de l'année que j'apprécie et que j'attends avec impatience. Juillet voit peu à peu le départ des vacanciers et nous allons de maison en maison saluer nos amis et leur souhaiter un bon séjour loin de nous. Ils se ressourceront en famille pour certains, retrouvant au soleil du Liban où d'ailleurs et un peu de leurs racines. Ils se fabriqueront des souvenirs pour toute une année et nous reviendrons regonflés à bloc. D'autres resteront, comme nous cette année dans le coin. Une journée à la mer par ci par là, un ciné, un resto, des balades pour redécouvrir notre région égayeront ces vacances à la maison.

 

C'est en regardant un reportage sur les personnes souffrant de solitude et en découvrant cette étude exposant que près de 4 millions de français n'ont pas plus de trois conversations par an que j'ai mesuré la richesse de ma vie. Ces hommes et ces femmes qui ont manifesté jeudi dernier en brandissant des panneaux où l'on pouvait lire "Je reparlerai dans 122 jours" m'ont interpelé.

 

Il est difficile de croire que dans ce monde où l'on ne parle que de communication il soit si facile d'être isolé. Un veuvage, un divorce, des difficultés économiques, la vieillesse, la précarité et le chômage, une grande ville ( 45% de la population parisienne, lyonnaise et marseillaise est concernée), tant de facteurs qui entrent en jeu et écrasent peu à peu l'individu le réduisant à un survivant, un exclu, un paria.

 

La lutte contre la solitude est l'une des grandes causes nationales 2011 et le collectif "Pas de solitude dans une France fraternelle" regroupant 26 associations milite contre ce phénomène. C'est lui qui était à l'origine de la manifestation du 7 juillet.

 

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Loin du tube de l'été, des grands départs, des reportages sur les stations balnéaires et les concours de Miss camping 2011, ces 4 millions de personnes rêvent juste d'une vraie conversation loin du "ça fera 3 euros !" ou du "Il vous fallait autre chose !". Ils rentrent chez eux, reposent leurs quelques courses, et allument la télé ou la radio pour chasser ce silence qui broie leur vie.

 

 

 

Je ne pars pas vraiment en vacances cette année, par choix parsonnel. Mais je suis entourée d'amis qui s'intéressent à moi, à ma vie, qui la partage et qui la rende vivante. C'est une richesse que je ne dois pas prendre pour acquis. Les relations humaines s'entretiennent, le lien social se cultive. Je ne cesserai pas de parler aux gens autour de moi, même si parfois mes proches me prennent pour une folle. Une vieille dame à qui l'on parle quelques minutes, à qui l'on demande un conseil pour l'achat d'un melon, qui s'arrête et s'épanouit en partageant son savoir faire, vous racontant une anecdote de sa vie, ce ne sont pas 10 minutes perdues c'est un peu de vie apportée.

 

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Publié dans vie quotidienne

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M
<br /> <br /> Oui la solitude involontaire est une source de très grande souffrance. On peut tous faire un minimum pour aider tout près de soi.<br /> <br /> <br /> <br />
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