Filez voir Greenberg !
Il m'a fallu aller dans une petite salle pentue d'un cinéma indépendant du centre de Nantes, le Katorza pour ceux qui connaissent, pour pouvoir assister à ce film : Greenberg.
J'ai supporté la promiscuité de cinéphiles avertis, de ceux qui restent jusqu'à la fin du générique car ils ont cru reconnaitre l'éclairage de Duschmol, celui qui avait éclairé un obscur court métrage serbo-croate qu'ils ont vu pendant une rétrospective underground du film des pays de l'est avant la chute du mur de Berlin.
Je me suis retrouvée dans une salle si petite que mon mari a cru que l'on allait assister à une projection privée et, en découvrant la taille de l'écran, il s'est mis à rire et à déclarer que le nôtre était presque aussi grand !
Le film a commencé et l'on découvre Ben Stiller dans un registre différent de ses rôles habituels. Un homme fragile, déprimé, tout juste sorti d'un séjour en hôpital psy et qui se rend chez son frère à Los angeles pour se remettre et garder la maison et le chien de celui ci pendant ses vacances. Il rencontre une jeune femme assistante, joli terme pour dire gouvernante, femme à tout faire, tout aussi perdue que lui. Ces deux êtres se cherchent, se trouvent, s'aiment mal, ne savent pas se parler et nous touchent par leur maladresse à vivre. Une histoire bancale, un film comme le cinéma indépendant américain sait nous en offrir.
Courez le voir si, comme moi, vous préférez les êtres fragiles et boiteux aux beaux boly buildés de Floride et aux starlettes botoxées ! Mais faites vite, il ne restera pas longtemps à l'affiche !