Christine Lagarde présidente du FMI
Voilà un titre qui en jette !
Oui, je suis devenue intelligente (sous titrée chiante) pendant ce long silence. Je me suis gavée de journaux économiques, de lecture d'articles de fond, de visionnage en continue de la chaîne parlementaire (celle où on peut assister à la sieste des députés perdus dans l'hémicycle et à la merveilleuse et toujours palpitante session de questions au gouvernement !)
Je n'ai donc pu passer à côté de cette merveilleuse nouvelle qui a éclipsé l'annonce joyeuse et énergique de Martine Aubry aux primaires socialistes (Personne ne lui parle à Martine ? Elle a pas un conseiller com, un bras droit, un sous fifre, un ami, un mari, un amant ? Quelqu'un qui aurait pu lui souffler qu'un peu d'enthousiasme aurait été le bienvenu, qu'à la vue de sa démarche hésitante et coincée vers le pupitre on sentait déjà qu'elle voulait pas y aller Martine). La voix tremblante, le coeur aux bords des lèvres, insultant intérieurement ce c***de DSK, elle nous a pondu un discours flamboyant.....
Il est intéressant de constater combien les ennuis (euphémisme poli) d'un seul homme ont pu bouleverser la vie de plusieurs femmes. Celui qui a passé sa vie en séducteur impénitent et agressif a ruiné (et peut être financièrement enrichie) la vie de sa victime, envoyé une femme à la course à la présidence française et propulsé pour la première fois de son histoire une femme à la tête d'une institution internationale majeure (et une française de surcroît).

Les journaux se sont ouverts sur cette nomination, reléguant l'annonce de Martine en deuxième partie de JT. La démarche fière et triomphante de Christine, sa chevelure grise et sa haute silhouette ont envahi nos écrans, détrônant l'allure pataude de la patronne du PS et son meeting lillois.
Pour couronner le tout, j'ai zappé sur Canal + et son grand journal (être intelligente 24 heures sur 24 ça fait mal à la tête et je vous ai un peu menti..... !) et me suis retrouvée face à Beyoncé, autre image de femme qui nous chantait en boucle "Who runs the world ? Girls"
J'étais alors fière d'être une femme, de tous bords, de tout âge, de toute conviction, jeune ou vieille, grosse ou maigre, savante ou non. Comme l'a dit Christine, paraphrasant Mao Tse-Toung : L'autre moitié du monde !