Les araignées aiment les murs blancs......
C'est sur ce titre énigmatique que je décide de faire ma rentrée.
L'été se termine, la preuve il fait de plus en plus beau ! Mon homme a repris le chemin du travail et mon tout petit, 1m76 au garrot, prépare son cartable !!!!
Je dresse le bilan de ces jours d'absences : 6 jours entiers de soleil, aucun coup de celui ci (économie non négligeable de crème, lait hydratant, parasol, et tout autre accessoire protecteur ou réparateur), lavage de toutes les vitres de la maison et cela entre les averses, lessivage des volets, nettoyage des rideaux, visionnage des saisons en retard de quelques séries (misfits, Castle, Grey's anatomy, white collar, derniers épisodes de desperate housewives, Bones, Mentalist.......), à raison de trois à quatre romans par semaine je table sur une vingtaine d'ouvrages : 5 ou 6 Anne Perry, 7 thrillers de la série "Women murder club" de James Patterson et son nègre, Une épouse indienne ( le titre ressemble à ça et je ne me souviens plus de l'auteur !), Martin Winckler et son choeur des femmes (bouleversant), Rosa Candida d'Audur Ava Olafsdottir ( mon amour des romans nordiques ne se dément pas et voici un nouveau petit bonheur), Anne Cleeves : Noire solitude........, quelques séances de cinéma : killing Bono (le meilleur sans conteste de tous ceux que j'ai vu cet été) et quelques blockbusters La planète des singes, Super 8, Conan, un merveilleux séjour à Paris entre balades, escaliers et bouches de métro, café, terrasses, restos et salsa......
Voici une liste à la Prévert qui ne tient pas compte du plus important : les visites de mes filles, le long départ de mon fils, une semaine de dépaysement dans la si jolie ville de La Rochelle, des barbecues, des soirées, des rires et malheureusement aussi des larmes.....
Un été si court, empli de vide prenant, de silence et de cris, laissant place à la nostalgie des non faits, aux regrets de tous ces désirs qui gonflaient le coeur le printemps venu : Nous irons passer une journée à la mer (dès qu'il fera beau), flâner sur la plage, musarder dans les ruelles et déguster des moules sur le port, nous dormirons dans une charmante auberge et déjeunerons en amoureux sur une nappe à carreaux, de croissants croustillants et luisants de beurre et de baguette fraîche, nous nagerons et nous étalerons sur le sable en critiquant les vacanciers rougis et les belles baigneuses, nous, nous, nous.............
Je reprends le chemin de ce clavier. Septembre m'appelle, les relectures, les envois de manuscrits, les attentes et les désillusions......Alors pour retarder ce moment, je chasse les araignées qui se croient tout permis et tous les soirs s'amusent à venir se nîcher au coin de mes murs si blancs. J'essaie de sauver la race et de mettre ces petites poilues à la porte sans les tuer. Nous valsons inlassablement au rythme de leurs tissages et de mes coups de tête de loup.
Lundi sans faute je sors mon pauvre Viktor de ses cartons, je le peaufine, je le sape, le brosse et lui écris les plus belles lettres de recommandation qui soient !