Le métro

Publié le par Domi

Au sortir du train commence un long périple peuplé d'escalators, de couloirs et de trottoirs roulants. Je me fraye un chemin au milieu des passants pressés et hagards. Je heurte quelques sacs, me fais bousculer à mon tour. Ni regards, ni excuses à attendre de ces marcheurs du centre de la terre.

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Nous aboutissons face à un quai. Sa profondeur appelle au vertige et je ne peux que reculer face à ce sentiment de chute qui me saisit à chacune de mes visites. Le monstre entre en gare, les portes s'ouvrent et déversent son quota de voyageurs.

 

Je m'engouffre dans la rame et me saisis du mât alors que retentit un son strident prévenant de la fermeture des portes et du départ de la bête. Nous nous élançons dans la nuit, les murs tagués défilent devant mes yeux. Vite, vite, toujours plus vite.

 

Je me refuse à penser aux millions de microbes déposés sur le métal par toutes ces mains ! Mes yeux errent sur mes compagnons de route qui fuient le contact visuel. Ce jeune couple revient d'un essayage de robe de mariée et débat couleur, longueur, forme et vendeuse. Cet autre, funambule de l'impossible, casque sur les oreilles, défie les lois de la pesanteur et un sac dans une main, un gros manuscrit dans l'autre, lit en se balançant à la recherche de son équilibre. Partout autour de moi fleurissent les lecteurs de 20 minutes, la bible du voyageur, le défenseur d'une cause perdue : l'ennui ! Chacun se replie derrière son écran de papier et se plonge dans les nouvelles du jour. C'est le moment que choisissent trois jeunes roumaines pour investir la rame. Les bras se resserrent sur les sacs, les regards se font méfiants, suivant les gestes de ce trio. A leur descente, l'air redevient respirable, les épaules se dénouent et les lectures reprennent. Une femme entre alors, la soixantaine souriante, un bérèt rouge sur la tête et la guitare en bandoulière. Elle entonne une ballade anglaise après nous avoir souhaité le bonjour. Elle anime le wagon, camoufle de son chant le roulement, le frottement, les grincements et les gémissemnts de la machine. Elle brandit un CD et passe parmi nos têtes baissées.

 

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L'air est lourd, saturé d'odeurs et j'ai hâte d'atteindre ma destination. En bonne provinciale que je suis, je n'arrive pas à détacher mes yeux de la frise des stations qui orne le haut des murs. Les passagers n'y jettent pas un oeil mais savent refermer leur livre à temps pour s'élancer sur le quai ! Encore deux stations, plus qu'une........

 

La descente se fait dans la bousculade. Nouvelle marche dans un couloir nauséabond. J'accélère le pas, pressée de retrouver l'air libre et aspire avec joie une grande bouffée de pollution parisienne au sortir de l'antre du monstre !

 

Domi est dans la place !

 

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Publié dans vie quotidienne

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E
<br /> <br /> Mon dieu, le métro ! Je le prends tous les jours mais ne m'y fais toujours pas. Les gens, dès qu'il s'agit des transports en commun semblent redevenir des animaux. Cacophonie, odeurs,<br /> bousculades...ça serait supportable si on ne m'avait pas récemment raconté qu'on pouvait attraper la gale dans le métro, rien qu'en tenant les barres...<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> je ne connaissais pas avant de rendre visiste à me fille qui habite Paris.<br /> <br /> <br /> C'est vraiment un moyen de transport magique qui te fait traverser Paris de long en large et très vite. Quand tu as la chance de n'être qu'une touriste qui se balade le weekend c'est parfait mais<br /> je plains les usagers de tous les jours !<br /> <br /> <br /> Je savais que ces barres ne pouvaient pas être autre chose qu'un vecteur de maladie ! vive le gel désinfectant !<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Tu vas pouvoir insérer la vidéo manquante ! Joli chronique parisienne en tous cas ;)<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> je vais m'y atteler<br /> <br /> <br /> <br />